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Journée internationale des droits des femmes 8 mars 2021

On ne naît pas femme, on le devient’’, Simone de Beauvoir en affirmant cela en 1949 ne croyait pas si bien dire car cette assertion prend aujourd’hui plus que jamais, exactement soixante-dix ans après, tout son sens quand on sait qu’on peut à notre époque naitre homme et devenir femme et vice-versa.

Plus qu’une boutade, j’aimerais au constat des réalités de notre temps, faire en quelque sorte le bilan de l’impact que cette assertion à forte charge d’existentialisme a eu sur nos vies. Et c’est plutôt à l’échelle de la race humaine tout entière que dans l’optique ‘’réductrice’’ d’un des genres qui la compose et sous laquelle cette question a été battue en brèche par l’une des plus grandes féministes de notre temps, que je voudrais à l’occasion de la célébration du 8 mars, cette année, jeter un regard rétrospectif afin de voir ce qui a été accompli pour les femmes depuis la proclamation des droits de l’homme et du citoyen en 1789.

Mais c’est aussi l’occasion pour moi de me projeter dans le futur, à cause de ce que la pandémie du corona virus a apporté ou retiré aux femmes dans leurs rapports avec les hommes sur cette question cruciale de leurs droits, dans cette société où ce sujet ressemble par moment à un débat sur la théorie du big-bang.

En effet Il est vrai que pour certains, il est important de relativiser cette question des droits de la femme tout en pensant qu’ils sont encore trop restreints quand pour d’autres, il est plus que temps qu’on accorde aux femmes une direction plus générale des affaires auxquelles les hommes ont été en charge jusqu´ici, bien entendu en relativisant toujours ces positions auxquelles elles ont pleinement droit. En tous cas, c’est à travers le prisme de la pandémie du corona virus que les Nations Unies ont décidé cette année d’observer l’état des avancées sur les droits des femmes, en s’arrêtant pour regarder de plus près les dégâts qu’aurait causé ce virus sur les progrès accomplis jusqu’ici.

L’autre grande question qui surgit au moment où tout semblait aller dans le sens de grandes victoires pour les femmes, à mon sens, c’est celle du genre et même de l’égalité des sexes, pour la simple raison que des deux connus jusqu’il n’y a pas longtemps, un autre, voire plusieurs autres nouveaux genres et nouveaux sexes ont fait leur apparition et se sont jetés dans cette lutte pour réclamer un peu de ce terrain des droits humains dont la superficie elle-même n’a pas grandi et dont chacun en veut un bout plus ou moins grand, pour se faire une place au soleil.

Il est important de mentionner tout de suite pour ceux qui ne le savent pas, que la proclamation des droits de l’homme et du citoyen qui a été faite le 26 août 1789 (une date importante dans l’histoire de l’humanité), ne prenait pas en compte les femmes. En dépit de leur participation remarquable dans cette phase décisive de cette lutte qui les concernait tout autant, les termes droits de l’homme et citoyen, n’impliquaient pas les femmes au début. C’est pourquoi, il est important de dire d’emblée qu’une dame du nom d’Olympe de Gouges rédigea pour corriger cette iniquité, ‘’la Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne’’, qu’elle voulut soumettre à l’Assemblée Législative le 28 octobre 1791 pour adoption, afin que soit reconnu l’égalité juridique et légale entre homme et femme. Mal lui en prit, elle fut guillotinée le 3 novembre 1793. Cette femme qui n’était encore qu’un écrivain et dramaturge, était non seulement l’une des premières figures du féminisme, mais aussi une abolitionniste reconnue. Après elle, bien d’autres ont suivi qui se sont battues pour la cause des femmes avec plus ou moins de succès et ceci sur tous les continents. Mais comme nous l’avons dit d’entrée de jeu, nous voulons surtout mentionner aujourd’hui encore le grand rôle qu’a joué Simone de Beauvoir dans les victoires remportées par les femmes dans la reconnaissance de leurs droits vis-à-vis de celui des hommes. Ainsi donc, les travaux et réflexions de cette philosophe écrivaine ont eu par exemple et entre autres choses, un impact si grand dans le domaine de la langue française, à tel point qu’aujourd’hui, il est tout à fait acceptable d’écrire professeure, mais mieux encore de dire écrivaine plutôt que madame le professeur ou l’écrivain. N’en déplaise aux puristes de l’Académie Française qui pour la plupart se sont ralliés à cette cause, même s’ils sont encore nombreux à faire des crises d’urticaire devant certaines militantes qui voudraient qu’on dise tout simplement la professeuse pour couper tout chemin à se rapatrier. Mais ces exploits, bien entendu, ne sont pas seulement le seul fait de Simone de Beauvoir, mais je maintiens que quand on a lu Le Deuxième Sexe, son œuvre majeure, on comprend vite la force de l’impact que la complice de Jean-paul Sartre continue d’avoir sur les pensées féministes jusqu’à aujourd’hui.

Des progrès sur les droits de la femme, on peut en citer partout dans le monde avec des fortunes diverses, c’est le cas de ce pays qu’est l’Afrique du Sud où je vis depuis bientôt vingt ans maintenant. En effet, au pays de Nelson Mandela, les femmes comme dans beaucoup d’autres pays du monde sont théoriquement les égaux des hommes du point de vue du droit, mais un peu plus que d’autres pays du monde, car la constitution sud-africaine est très en avance sur cette question. Le drame c’est qu’en dépit de toutes ces prescriptions qui devraient assurer cette égalité à la femme sud-africaine vis-à-vis des sud-africains, la vie au quotidien dans cette partie australe de notre continent n’est pas tout à fait rose pour la gente féminine ; elles sont encore battues, violées, tuées systématiquement tous les jours, et le pays a sur ces questions, les statistiques les plus affolantes en Afrique. Il y a donc encore beaucoup à faire dans ce beau pays où malheureusement le patriarcat et le machisme dus à certaines habitudes découlant d’attitudes ancestrales surannées, continuent de maintenir la femme dans cet état que Simone de Beauvoir qualifie d’immanence, loin de l’égalité transcendante que devrait conférer la loi fondamentale de ce pays aux femmes de Mzansi. Toutefois plus que les autres africaines, les sud-africaines de par ce qui a été accompli à la chute de l’apartheid, détiennent les plus grandes chances pour faire basculer plus vite les choses. D’ailleurs la Directrice Exécutive de ONU Femmes, qui a la charge d’organiser la célébration de cette date du 8 mars, s’appelle Phumzile Mlambo-Ngcuka et elle a été Vice-Présidente dans le gouvernement de l’ancien président Thabo Mbeki.

S’il y a un autre pays dont on peut se réjouir en matière d’avancée des droits de la femme sur le continent, c’est bien le Rwanda qui on le sait fait la part belle aux femmes dans les postes de responsabilité et dans les prises de décision pour la bonne marche du pays. En effet, le gouvernement rwandais compte 40% de femmes, et le parlement 60%. Mais s’il est vrai que ces chiffres font la fierté du pays, il faut par honnêteté intellectuelle reconnaitre que ces statistiques en trompe l’œil dépeignent un bien triste tableau qui est que le génocide ayant décimé la population masculine, il ne revenait plus qu’au fort pourcentage de femmes survivantes de reconstruire leur pays. Et c’est en vérité ce qui explique cela, et quand on regarde la manière dont l’opposante Diane Rwigara a été traitée toutes ces années par le président Paul Kagamé, on a vite fait de nuancer les prouesses de ce pays au niveau du respect des droits de la femme. Ceci dit, les rwandaises un peu plus que leurs soeurs africaines jouissent quand même elles aussi aujourd’hui d’un peu plus de privilèges dans certains domaines.

 

Les progrès de la science ont aussi permis aux femmes d’avoir plus de liberté à choisir le genre de vie qu’elles souhaitent désormais. Cependant si la science leur offre plus de choix aujourd’hui, c’est paradoxalement pour certaines l’occasion de devenir plus femme que jamais pour accentuer leur pouvoir de contrôle sur les hommes, qui pour d’autres est la seule manière de se mesurer d’égal à égal avec eux. Mais est-ce qu’aux yeux des hommes ces pratiques équivalent à des moyens pour les voir comme leurs égales ? Je n’en suis pas si sûr. En effet, je ne suis pas convaincu que deux paires de fesses ou de seins plus gros que nature sont automatiquement des arguments qui peuvent pousser à légiférer sur une égalité de salaire ou de position de responsabilité, alors qu’en revanche la possibilité de maitriser sa fécondité par des moyens de contraception révolutionnaires qui réduiraient les douleurs menstruelles en les rendant moins inconfortables, tout comme une plus bonne gestion de la ménopause, donneraient aux femmes plus de moyen de compétition avec les hommes qui parce qu’ils sont naturellement exempte de ces contraintes, sont plus aptes à s’engager dans bien plus de domaines que les femmes ; ce qui les poussent à s’octroyer plus de droits. La science peut aussi permettre d’augmenter ou de réduire aujourd’hui les hormones chez l’homme ou chez la femme, mais là aussi je ne suis pas non plus sûr que le projet serait de voir les femmes en compétition avec les hommes par exemple dans une ligue unique de football ou de karaté. En d’autres termes je ne pense pas que le projet devrait être pour les femmes d’avoir la possibilité de se transformer en hommes pour mériter les privilèges que ceux-ci se sont octroyés arbitrairement, par contre il s’agit plutôt et tout simplement de payer à une institutrice le même salaire qu’un instituteur, ainsi qu’à une journaliste la même chose qu’un journaliste. Ceci je crois est aussi valable pour une policière et un policier tout comme une soldate et un soldat, et en cela je crois que je suis fidèle à la vision de Simone de Beauvoir. Tout de même je reste un peu plus réservé en ce qui concerne le domaine du sport, pour la simple raison que la rémunération dans ce domaine implique des facteurs exogènes comme l’intérêt du public pour les ligues de femmes et d’hommes dont le corollaire est la mobilisation des revenus financiers liés à la plus grande audience suscitée par l’une ou l’autre.

Mais où qu’on regarde, la société humaine a évolué suffisamment pour pouvoir permettre cet équilibre entre homme et femme, le tout est une question de volonté et rien d’autre. Et au moment où bien de sociétés s’apprêtent à s’aligner sur cette nouvelle mentalité, elles sont amenées à faire face à de nouvelles tendances qui créent la confusion et pourraient pousser un bon nombre d’entre elles à se raviser sur ces changements qui comme on a pu le constater, prennent du temps à se mettre en place, faisant courir le risque d’un retard dans l’accomplissement de l’égalité entre les droits des hommes et des femmes. Je veux parler des nouvelles donnes comme la transidentité.

 

En effet, aujourd’hui plus que jamais, on court le risque de perdre un bon nombre d’acquis dans le domaine de l’égalité des droits des femmes avec celui des droits de l’homme, sous la pression qui se fait de plus en plus grande pour la reconnaissance des droits des transgenres. Loin de moi le souci de vouloir nier à qui que ce soit des droits quelconques _ je crois que tous les êtres humains devraient avoir les mêmes droits, juste pour le simple fait qu’ils sont humains _mais il serait malhonnête de ne pas reconnaitre que dans les faits ce n’est pas le cas. Alors qu’on se bat chaque jour pour s’accorder sur le fait que l’homme et la femme devraient avoir les mêmes droits, nous sommes amenés aujourd’hui à nous pencher sur ces cas de troubles de l’identité qui pourraient eux-mêmes perturber notre monde encore plus qu’il ne l’est, déjà avec les difficultés évidentes qu’il a à reconnaitre que tous les hommes naissent égaux et ont les mêmes droits. Je veux parler de ceux qui par exemple ne pensent même pas que les noirs sont des humains pour avoir des droits avant même de se pencher sur le cas des femmes qu’ils ne jugent pas assez intelligentes pour se voir accorder les mêmes droits que leur phallocratie leur inspire.

 

En effet la transidentité avec son corollaire de distinction sur l’identité du genre et l’orientation sexuelle, au sein de laquelle les hétérosexuels d’avant sont aujourd’hui reconnus plutôt comme des cisgenres, nous transporte dans un monde où nous risquons de nous perdre non seulement en conjectures, mais également nous entrainer dans un univers où nous courrons le risque d’une involution vers un état primitif que nous croyions avoir abandonné depuis longtemps, à moins que tout ceci ne nous permettent de nous sublimer véritablement pour reconnaitre tout simplement à tout être humain des droits totalement égaux quel que soit sa forme, son sexe, sa couleur ou son origine.

C’est à l’ONU qu’il revient de donner l’exemple en accordant les mêmes droits à tous les pays du monde comme cela est respecté en diplomatie, mais elle pèche grandement dans ce domaine en laissant toujours en vigueur des droits de veto accordés aux uns pour mieux marcher sur les autres. Et cette hypocrisie à un grand impact sur l’implémentation des lois qu’elles voudraient universelles pour tous les peuples du monde alors que dans les faits, nous voyons bien que c’est toujours la loi du plus fort qui gouverne toujours notre monde, un peu comme le pouvoir qu’ont les hommes sur les femmes et qui les poussent à se tailler des lois sur mesure et s’arroger plus de droits qu’il n’en faut. C’est pourquoi par moment j’avoue que je ne comprends pas très bien certaines politiques menées par l’ONU sur la planète, tout comme je ne comprends pas en quoi le thème du 8 mars de cette année <<Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19>> donnerait un coup de pouce pour faire avancer les droits des femmes vers plus d’égalité avec celui des hommes. En effet cela fait partie des ambiguïtés que je trouve dans les résolutions que prend souvent l’ONU qui j’en suis persuadé, ne pourra jamais rien résoudre des problèmes que notre monde connait au niveau des injustices et des inégalités perpétrées par les puissants de ce monde qui continuent de plutôt démontrer leur capacité à sécréter de la testostérone plutôt que de se détourner de la voie de l’utilisation des muscles pour construire un monde de paix et de justice.

 

Il faudrait peut-être rappeler que la journée du 8 mars est partie d’initiatives de mouvements socialistes qui plus que d’autres ont une vision plus égalitaire de notre monde comparativement aux systèmes conservateurs, égoïstes et parfois racistes et misogynes qui dirigent bien nombre de pays qui paradoxalement s’affichent comme démocrates.

 

A toutes les femmes, il faudra simplement lancer cet appel à l’instar de celui que Karl Marx à fait dans tous les endroits de prolétaires : Femmes de tous pays, unissez-vous ! Car c’est à ce prix-là seulement que vous feriez bouger les choses. Et sur votre chemin, j’en suis sûr, vous trouverez pour vous accompagner des hommes courageux dotés d’un cœur plus grand que leur phallus pour nourrir leur cerveau du sang rouge de la libération.

Jacques Faran K.